Actualité et recherche

La stratégie nationale pour l'autisme (2018 -2022)

Présentée au public le 6 avril 2018, la stratégie nationale pour l'autisme prend la suite de trois plans nationaux successifs. 

Dotée d'environ 350 millions d'euros, elle s'articule autour de quatre grandes ambitions:

·   inclure les personnes autistes dans la société

·   intervenir de manière adaptée et respectueuse de leurs choix et de ceux de leur famille

·   donner aux professionnels les moyens d'agir

·   placer la science au cœur de la politique publique en créant un réseau de recherche d'excellence et en assurant La diffusion des connaissances. Il s'agit également de favoriser les méthodes de prise en charge réellement évaluées.

L'évolution du TDAH avec l'âge (enfant, adolescent, adulte)

Une nouvelle voie Thérapeutique envisagée dans la maladie de Parkinson

 

Rita Raisman-Vozari et Patrick Michel, chercheurs de l’équipe d’Etienne Hirsch à l’ICM (CNRS, Inserm, Sorbonne Université) ainsi que d’autres chercheurs du Laboratoire Biomolécules Conception, Isolement et Synthèse (CNRS/Université ParisSud), dirigé par le professeur Bruno Figadère, proposent d’utiliser une petite molécule, la 3-phényl-6-aminoquinoxaline (PAQ), pour ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Capable de traverser la barrière hémato-encéphalique, cette molécule pourrait protéger les neurones qui disparaissent dans cette maladie. Ces travaux, financés en partie par le programme CARNOT des Investissements d’Avenir, viennent de paraitre dans la revue Journal of Medicinal Chemistry. Cette découverte pourrait, à terme, ouvrir la voie à un traitement curatif de la maladie de Parkinson.

La recherche de petites molécules pouvant protéger les neurones dopaminergiques (ou producteurs de dopamine) contre les nombreux événements intervenant dans la mort cellulaire reste un axe d’intenses recherches. Cependant, peu de composés ont montré un effet, à la fois sur des cultures neuronales in vitro, et dans des modèles animaux de la maladie de Parkinson in vivo.

Les chercheurs de l’ICM et du Laboratoire « Biomolécules : conception, isolement et synthèse » ont utilisé des substances naturelles dont ils ont modifié la structure. Ces substances naturelles, présentes en très petite quantité dans les plantes tropicales de la famille des Annonaceae, n’avaient cependant pas un bon profil pharmacologique, et notamment passaient faiblement la barrière hémato-encéphalique.

Après avoir synthétisé une bibliothèque de nouveaux composés et en observant leurs activités biologiques, ils sont parvenus à caractériser une nouvelle molécule entièrement synthétique, la 3-phényl-6-aminoquinoxaline (PAQ), qui cible parfaitement les cellules neuronales. En activant des récepteurs spécifiques, la PAQ parvient à restaurer l’équilibre calcique intracellulaire, l’un des mécanismes invoqué pour expliquer l’effet neuro-protecteur.

Les chercheurs ont mis en évidence cet effet lors d’études in vitro, dans des cultures primaires de neurones dopaminergiques de rats. Puis, dans un modèle animal de la maladie de Parkinson, ils ont montré que les concentrations en dopamine étaient partiellement rétablies pour assurer l’influx nerveux.

Ces travaux ouvrent peut-être la voie, à terme, à un traitement curatif de la maladie de Parkinson.

 

Référence : New 6-Aminoquinoxaline Derivatives with Neuroprotective Effect on Dopaminergic Neurons in Cellular and Animal Parkinson Disease Models. Gael Le Douaron, Laurent Ferrié, Julia E. Sepulveda-Diaz, Majid Amar, Abha Harfouche, Blandine Séon-Méniel, Rita Raisman-Vozari, Patrick P. Michel & Bruno Figadère. J. Med. Chem. 24 juin 2016.

Dépendance : le gouvernement débloque un plan pour les aidants

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/23/dependance-le-gouvernement-debloque-un-plan-pour-les-aidants_6016618_3224.html

Congé indemnisé

Près d’un aidant sur deux est salarié et un actif sur six est un aidant. C’est donc à eux que s’adressent principalement les mesures du gouvernement. L’un des dispositifs les plus importants du plan figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours d’adoption au Parlement. Il prévoit l’indemnisation du congé que prendra un salarié qui interrompt son activité professionnelle pour s’occuper d’une personne handicapée ou âgée. Il sera indemnisé à hauteur de 43 euros par jour s’il vit en couple et 52 euros s’il est seul.

L'indemnisation ne pourra être versée que pour trois mois sur toute la durée d’une carrière professionnelle.

« Créer un réflexe »

Pour enrayer leur fatigue et permettre aux aidants d’avoir du temps pour eux, diverses solutions existent déjà : l’accueil temporaire de la personne âgée aidée dans un Ehpad ou l’appel à une personne bénévole qui prend le relais auprès de la personne aidée. Le plan du gouvernement prévoit le « renforcement et la diversification des solutions de répit » en y consacrant 105 millions d’euros. L’objectif est de doubler d’ici 2022 la capacité d’accueil temporaires des personnes handicapées ou âgées et de doubler le nombre d’aidants soutenus. Leur nombre augmenterait ainsi de 450 000 en trois ans.

Le gouvernement souhaite également trouver des volontaires auprès des jeunes en service civique ou en service national universel. 

Le plan jette également un coup de projecteur sur les quelque 500 000 jeunes aidants qui s’occupent de leur parent, frère ou sœur handicapé ou gravement malade. Il est notamment prévu des actions pour former les personnels de l’éducation nationale à« repérer et orienter les jeunes aidants » et à les inciter à aménager leur temps scolaire (études et examens).

Le gouvernement compte par ailleurs mettre en place un numéro de téléphone unique et créer une plate-forme numérique qui recensera toutes les initiatives sur les différents territoires. Un « comité de suivi » présidé par Agnès Buzyn et Sophie Cluzel se réunira tous les six mois pour vérifier l’impact des mesures.

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